Les organisations internationales et autres structures non-marchandes en Suisse

Genève a été le berceau de la première organisation internationale, en 1864 : le Comité International de la Croix-Rouge. Genève a ensuite affirmé sa vocation internationale au lendemain de la Première Guerre mondiale en devenant le siège de la Société des Nations, et ensuite des Nations Unies. Beaucoup d’organisations internationales gouvernementales (OIG) ou d’organisations non gouvernementales (ONG) ont suivi l’exemple de l’ONU en s’implantant à Genève.

Il existe différents types de structures appartenant à ce marché, et la Suisse est un des pays avec la plus grande densité d’organisations à but non lucratif au monde.

La Suisse est le siège de 26 organisations internationales qui sont au bénéfice d’un accord de siège et de 7 avec un accord de nature fiscale. Sur les 26 organisations internationales avec accord de siège, 24 sont installées à Genève. Certaines sont issues directement du système des Nations Unies (ONUG, BIE/UNESCO, OIT, OMM, OMS, OMPI, UIT, UPU), d’autres sont des organisations intergouvernementales indépendantes du système des Nations Unies (ACICI, ACWL, AELE, BITH, CERN, CICR, COUR OSCE, CS, FISCR, Fonds mondial, GAVI Alliance, OIM, OIPC, OMC, UIP et UPOV).

Sept autres organisations internationales quasi gouvernementales sont au bénéfice d’un caractère intergouvernemental prédominant en raison de la qualité de leurs membres, de leurs sources de financement, du genre de leurs activités et de leur mode de fonctionnement. Elles bénéficient d’un accord de nature fiscale, et ont leur siège à Genève ou dans le canton de Vaud: ACI, CEI, IATA, ISO et SITA (Genève), AMA (Bureau européen à Lausanne) et UICN (Gland/Vaud). Cinq bénéficient d’un accord sur les privilèges et immunités : DNDI, FIND, GAIN, MMV, CIDHG.

En dehors de ces organisations, une centaine de fédérations, institutions, confédérations ou autres commissions à caractère international sont encore présentes à Genève (ex : Conseil de la recherche en Santé pour le développement (COHRED), Fédération Mondiale pour la Santé Mentale (WFMH), Institut Panafricain pour le Développement, etc.)

Il est difficile d’évaluer le nombre d’ONG établies à Genève, il est impossible d’en établir une liste exhaustive. Différentes sources indiquent entre 170 et 300 ONG établies à Genève (avec siège principal ou représentation.) Il est possible d’ajouter env. 150 autres présentes dans le canton de Vaud ou ailleurs en Suisse romande. Celles-ci ont une portée aussi bien internationale que nationale, voire régionale.

Enfin, il existe plus de 13’000 fondations en Suisse, dont plus de 1000 sont basées à Genève et 1400 dans le canton de Vaud. Une partie d’entre elles sont des fondations donatrices (ex : Fondation Wilsdorf), d’autres des fondations collectrices.

Le volume des bénéficiaires du fundraising

Il serait hasardeux d’évaluer le budget global des acteurs du marché, vu leur diversité et complexité. Toutefois, il est possible d’avoir une idée du volume et de son importance dans le secteur économique local.

Les dépenses totales des organisations établies à Genève se montent à 4,6 milliards de francs en 2007. Les retombées économiques pour le canton de Genève sont estimées à quelque 2,5 milliards de francs par année.

Selon les estimations effectuées par l’Institut CREA de macroéconomie appliquée de l’Université de Lausanne pour le compte de la BC GE et de l’OCSTAT, le secteur public international a contribué, en 2008, à hauteur de 6,5% au produit intérieur brut (PIB ) du canton de Genève, qui se monte globalement à 44,3 milliards de francs.

Quant aux fondations, leur fortune globale s’élève actuellement à plus de 70 milliards de Francs suisses.

Le mode de financement du secteur non-marchand

La plupart des organisations internationales sont financées par les Etats membres, mais à l’instar de quelques organisations collectant déjà auprès du grand public (CICR), nombreuses sont celles qui ouvrent leur financement à d’autres publics.

Les ONG quant à elles se financent essentiellement par leurs ressources propres : produits de campagnes de récolte de fonds, cotisations et dons des membres, produits d’articles divers ; par d’autres ONG nationales (Chaîne du Bonheur, autres ONG), par des contributions publiques suisses (Confédération, DDC, cantons ou communes), par des contributions étrangères, publiques ou privées.

Une partie uniquement des organisations mentionnées collectent auprès du grand public, et sont les clients actuels de Fundstory.

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